5 raisons de croire que la semaine de 4 jours, c’est l’avenir

Semaine_4-jours Publié le 11 juin 2020 Par

Dans la plupart des pays du monde, la semaine de travail s’étend du lundi au vendredi. C’est la structure inébranlable du monde des affaires. Sauf que ce schéma commence à montrer ses limites selon certains. Tout comme le bureau traditionnel, la semaine de travail de 5 jours pourrait bien faire partie du passé. Voici 5 raisons pour lesquelles la semaine de travail de 4 jours est l’avenir :

  • Les dirigeants en discutent déjà
  • Le bien-être s’améliore avec moins de travail
  • Avantages économiques et environnementaux
  • Il existe de meilleures façons d’organiser son temps
  • Stimuler la productivité

Les dirigeants en discutent déjà

L’idée d’une semaine de travail de 4 jours peut sembler farfelue, mais elle ne l’est pas vraiment. Un sondage réalisé en 2018 a révélé que 70% des employés Canadiens accepteraient une semaine de travail de quatre jours si on leur en proposait une, bien que seulement 55 % des travailleurs pensent que c’est faisable, citant comme principal problème « la culture du travail, où les employés sont récompensés ou promus s’ils font de plus longues heures au bureau ».

Cependant, c’était avant que la COVID-19 ne change radicalement la réalité du travail pour des millions de personnes. Avec l’adoption rapide du télétravail pour de nombreuses entreprises, il semble désormais possible de modifier des aspects fondamentaux de notre structure de travail. Les dirigeants politiques canadiens ont déjà reconnu publiquement qu’une semaine de travail de quatre jours présenterait des avantages, notamment en anticipant le moment où il sera possible de passer sans danger à un monde post-COVID-19.

Le bien-être s’améliore avec moins de travail

Les gens sont plus heureux lorsqu’ils travaillent moins. Selon une enquête réalisée en 2019, les cinq pays les mieux classés au monde en matière de bonheur général travaillent moins d’heures que la moyenne. Cela ne signifie pas que les gens sont insouciants sans emploi ni responsabilités ni que beaucoup ne prennent pas plaisir à leur travail et à leur carrière. Au contraire, la réussite professionnelle est une grande source de fierté pour beaucoup de gens, et il n’y a aucune raison que cela change radicalement avec une semaine de travail de 4 jours.

Les gens sont plus heureux lorsqu’ils ont l’impression d’avoir un bon équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Ils ont le temps et l’énergie nécessaires pour trouver un équilibre sans faire de sacrifices.

La conciliation travail-vie personnelle est l’une des principales priorités pour les employés de tous âges, et en particulier pour les jeunes travailleurs. Pour continuer à réussir, les entreprises doivent mettre l’accent sur le recrutement des meilleurs candidats et leur fidélisation, afin qu’ils puissent se développer et réussir avec l’entreprise.

Une semaine de travail de quatre jours est un excellent moyen de montrer qu’une entreprise accorde de l’importance au bien-être général de ses employés. En plus, les employés les plus qualifiés resteraient travailler dans cette entreprise, plutôt qu’une autre.

Avantages économiques et environnementaux

La semaine de 4 jours peut profiter non seulement à l’environnement, mais aussi à l’économie.

Le boom économique d’une semaine de 4 jours vient du simple fait que les gens auraient alors plus de temps pour dépenser leur argent. C’est un jour de plus pour faire les courses, l’épicerie et d’autres activités de loisirs, avec pour résultat final l’entrée de plus d’argent dans l’économie locale. Même les dirigeants nationaux de plusieurs pays commencent à reconnaître l’impact économique positif d’une semaine de travail de 4 jours, en particulier après avoir observé les répercussions que la COVID-19 a eues sur tous les niveaux de l’économie.

Les effets environnementaux positifs découlent du fait qu’avec une semaine de travail de 4 jours, cela signifie un jour de moins au bureau. Cela signifie que l’électricité, le chauffage, le gaz et l’eau dans les bâtiments commerciaux pourraient être pratiquement inexistants pendant ce jour de congé supplémentaire, ce qui se traduirait par une empreinte carbone plus faible pour chaque bureau. Une journée de travail de moins aura également des avantages pour l’environnement.

Outre le fait que les automobilistes et les usagers de transports en commun ne perdraient pas près de 90 minutes de leur journée à rester assis dans la circulation. Cela pourrait également empêcher le rejet de tonnes de pollution dans l’air, ce qui réduirait encore l’empreinte carbone des individus et de leurs véhicules.

Il existe de meilleures façons d’organiser le temps

Travailler de 9 h à 17 h chaque jour du lundi au vendredi est généralement considéré comme l’horaire de travail standard, mais c’est une idée fausse. La vérité est qu’il existe déjà de nombreux types d’horaires de travail.

Par exemple, les emplois par roulement et les emplois occasionnels ont souvent des jours, des heures de début et des durées variables, tandis que les personnes ayant un emploi salarié ont souvent remarqué que même si les heures de travail se terminent à une heure précise, la facilité de la communication numérique donne l’impression que la journée de travail ne se termine jamais.

Alors que les entreprises sont en pleine transition vers le numérique, on attend souvent des employés qu’ils fassent une partie de leur travail à tout moment de la journée. La surcharge de travail est un problème majeur, qui nuit à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

La flexibilité de plus en plus présente

Repenser l’horaire de travail pourrait permettre aux employés de travailler lorsque la demande de leurs clients est la plus forte, ce qui les aiderait à mieux équilibrer leurs horaires.

En outre, si les employés sont censés répondre aux courriels, répondre aux préoccupations des clients et assurer le suivi des tâches à des heures prolongées pendant les jours de travail, le fait d’avoir un jour supplémentaire chaque semaine désigné comme jour non ouvrable aidera à équilibrer la situation.

La flexibilité des horaires est une tendance croissante des RH depuis des années. Pour beaucoup de personnes, l’horaire de travail typique de 9 h à 17 h fait partie du passé. Il est évident que si les gens sont capables de bien accomplir leur travail et satisfaire leurs clients, les obliger à le faire à un moment précis de la journée est de plus en plus arbitraire.

Alors que les entreprises se rendent compte qu’il convient de mettre l’accent sur la question de savoir si les tâches, les projets et les questions commerciales sont correctement traités plutôt que sur la période de la journée au cours de laquelle le travail est achevé, il est logique de ne considérer que les horaires de travail qui profitent aux employés et leur permettent de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Stimuler la productivité

Les employeurs pensent que les travailleurs sont moins productifs pendant une semaine de 4 jours. À première vue, leurs inquiétudes semblent même justifiées. Les entreprises veulent maximiser la productivité et donc le profit, elles ne sont donc pas enclines à réduire le temps de travail.

Un compromis qui gagne en popularité est la semaine de travail comprimée. C’est un système dans lequel les employés travaillent plus longtemps pour compenser un jour de congé supplémentaire. Ils travaillent donc 4 jours de 10 heures par jour, suivis de 3 jours de congé. Compte tenu des possibilités offertes, un certain nombre d’employés seraient heureux de choisir cette option d’aménagement du temps de travail.

Cependant, des exemples concrets montrent que la crainte d’une perte de productivité peut être infondée et qu’il n’est même pas nécessaire de travailler selon un horaire comprimé pour avoir une semaine de travail de 4 jours. Dans de nombreux cas, lorsque les entreprises sont passées à une semaine de travail de 4 jours avec des journées standard de 8 ou 9 heures, la productivité n’a pas du tout été affectée négativement et, dans certains cas, s’est même améliorée.

C’est le cas de Microsoft Japon, qui a constaté que la productivité avait augmenté de 40 % après le passage à la semaine de travail de quatre jours. De tels cas ne devraient pas être la norme attendue, mais les recherches montrent clairement que de nombreuses entreprises pourraient réduire le nombre de jours travaillés dans une semaine sans sacrifier la productivité.

Pour finir…

Cette année 2020 remet en question les modes de fonctionnement traditionnels de tous les types d’entreprises. Personne n’aurait pu prédire que des millions de personnes travailleraient à domicile, tout comme peu de gens prédisent que la semaine de cinq jours sera derrière nous. Il est clair, cependant, que ce type d’horaire présente des avantages.

Le fait que les leaders politiques et économiques reconnaissent ses avantages, mais aussi l’attention portée au bien-être des employés démontre que la semaine de travail de 4 jours peut être envisagée à l’avenir. En attendant, on ne lâche pas!