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02-2012
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Les arts et la culture du Nord : Un patrimoine…et des emplois

Par Hilary Thomson

Le Nord canadien : une terre de glace et de neige, riche en culture, en arts et en possibilités.

Les territoires du Nord représentent une portion énorme du territoire canadien, et n’abritent pourtant qu’une infime partie de sa population. Malgré tout, les arts et la culture du Nord représentent maintenant le Canada à bien des égards. Il suffit de penser aux symboles autochtones que sont les Inukshuks et aux sculptures des Inuits qui sont admirées partout au Canada et dans le monde. C’est donc un endroit où il est stimulant de vivre quand on désire travailler dans le domaine des arts et de la culture.

Il se trouve que l’industrie des arts et de la culture est en pleine effervescence, explique Patti Balsillie, qui s’occupe du développement de produits touristiques, mais qui est aussi animatrice et conseillère en gestion, ainsi que membre du conseil d’administration du Collège Yukon. Originaire de Nouvelle-Écosse, elle a d’abord accepté un emploi d’été au Yukon, en 1989. Mais elle a pris goût au Nord et, après avoir terminé ses études universitaires, elle y est retournée pour s’y installer définitivement.

Les artistes des arts de la scène et des arts visuels brassent des affaires intéressantes. Ils vendent leurs œuvres et en font la promotion partout au Canada, mais aussi dans le monde. « Toute cette effervescence a permis de mieux sensibiliser le public à la région du Nord, à sa culture, et à ce qu’elle offre comme possibilités », souligne Mme Balsillie.

Étant donné que l’art autochtone est mieux connu, les gens arrivent dans le Nord informés sur la culture de l’endroit et ils savent quels artistes ils pourraient rencontrer. « Les touristes cherchent à vivre une expérience plus terre-à-terre, plus traditionnelle », explique Mme Balsillie. Par conséquent, le tourisme axé sur la culture autochtone est très demandé.

D’autres secteurs touristiques sont populaires, ajoute Mme Balsillie. Beaucoup de paquebots de croisière s’arrêtent au Yukon et offrent aux touristes des expéditions dans la nature. Le Yukon voit également passer de nombreux véhicules récréatifs en route vers l’Alaska. Il s’agit de Canadiens désirant découvrir leur pays au nord du 60e parallèle. Il y a aussi des touristes étrangers venant de pays comme l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Australie.

Tous ces facteurs entrent en ligne de compte quand il est question des possibilités d’emploi dans le secteur des arts, de la culture et du tourisme du Nord.

Dans le secteur des arts et de la culture, il y a surtout des emplois dans le domaine du service à la clientèle, de l’accueil, du marketing et de la planification d’événements. Il est également possible de travailler pour une agence de tourisme réceptif dont les activités sont orientées vers les arts et la culture ou la culture autochtone, ajoute Mme Balsillie. De plus, dans le domaine du tourisme, il est possible de travailler comme guide en région sauvage, ou dans le commerce au détail, les services de restauration et l’hôtellerie.

Selon Mme Balsillie, pour travailler dans le domaine des arts, de la culture et du tourisme du Nord, il est important de nourrir une curiosité à l’égard de la culture du Nord et d’avoir une idée de la diversité propre aux trois territoires. Autres atouts : avoir de l’expérience en interprétation ou en planification d’événements, et une bonne connaissance des Premières nations, de la géographie ou de l’environnement de la région.

Mme Balsillie précise que tous les programmes de tourisme au pays ont un volet interprétation. « Ainsi, les étudiants, c’est-à-dire les futurs employés, peuvent se familiariser avec les outils permettant d’interpréter une expérience, ou de raconter une histoire ou un fait de manière logique et sensée, tout en favorisant les échanges avec les visiteurs », explique-t-elle.

Le nombre de programmes de formation disponibles témoigne des nombreuses possibilités de carrières qu’offre le secteur du tourisme dans le Nord, précise Mme Balsillie. Par exemple, le Collège Yukon a une école de gestion, de tourisme et d’hôtellerie (School of Management, Tourism and Hospitality) qui offre des programmes, entre autres, en administration des affaires, arts culinaires, gouvernance des Premières nations et affaires publiques, ainsi qu’en restauration.

Le Collège Aurora, qui comprend trois campus (Fort Smith, Yellowknife et Inuvik) et des centres communautaires d’apprentissage disséminés sur tous les Territoires du Nord-Ouest, offre un programme de moniteur de langue et de culture autochtones. Doug Robertson, directeur du campus Inuvik, souligne que ce programme de deux ans débouche sur un diplôme et qu’il vise essentiellement à former des moniteurs de langue et de culture autochtones qui travailleront dans des écoles primaires et secondaires. Toutefois, d’autres possibilités dans le secteur du tourisme et dans certains centres autochtones sont également offertes aux diplômés.

M. Robertson souligne que ce sont généralement les résidents du Nord qui s’inscrivent à ce programme, mais qu’il est ouvert aux étudiants des autres provinces qui désirent en savoir davantage sur les langues et cultures autochtones.

De plus, le gouvernement fédéral finance un certain nombre de conseils sectoriels dont le but est de promouvoir le développement des compétences et d’aider les nouveaux travailleurs à obtenir des emplois stables. L’un de ces conseils est le Conseil canadien des ressources humaines en tourisme, qui administre des conseils de l’éducation en tourisme partout au Canada. Ces conseils peuvent offrir des cours d’EMERIT, un programme de formation et d’attestation professionnelles très précieux pour tout candidat à un emploi dans l’industrie du tourisme.

Mme Balsillie ajoute que les étudiants qui cherchent un emploi dans le secteur des arts, de la culture et du tourisme peuvent également faire des recherches auprès du centre Info-emploi du territoire qui les intéresse. Le centre Info-emploi du Yukon se nomme YUWIN et maintient une liste des emplois disponibles, en plus d’offrir de l’aide à la rédaction d’un curriculum vitae et au développement de carrière.

Le Nord offre aussi beaucoup de possibilités aux étudiants cherchant un emploi d’été, signale Mme Balsillie. « À mon avis, il est bon de venir dans le Nord pour avoir une expérience en tourisme. Cela montre que vous avez l’esprit d’aventure et que vous n’avez pas peur du changement », ajoute-t-elle.

En guise de conclusion, Mme Balsillie répète que la région a beaucoup à offrir aux personnes qui s’intéressent aux arts et à la culture et qui veulent goûter à ce que réserve la vie au nord du 60e parallèle — et à ceux qui cherchent de nouvelles expériences et de nouvelles aventures. Si cette description vous ressemble, explorez dès aujourd’hui la possibilité d’aller travailler dans le Nord.

Hilary Thomson est étudiante en journalisme à l’Université Carleton.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites suivants :
www.auroracollege.nt.ca, www.yukoncollege.yk.ca, www.tiayukon.com, www.magazineoptionscarrieres.com

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02-2012
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Portrait de l’aventurier à l’assaut du Nord

Par Maria Church

Alors, de quoi faut-il être fait pour s’aventurer dans le Nord? Avoir quel type de personnalité? Quel signe astrologique? Une chose est sûre : refaire sa vie dans une autre ville n’est pas évident, encore moins quand cette ville est dans les territoires du Nord canadien. Alors, quel est le profil du candidat pouvant vivre et travailler dans le Nord?

Trouver des réponses à cette question fait partie du travail de Gillian Lee. Elle s’occupe de recruter des étudiants pour son cabinet de comptabilité, à Yellowknife. Lorsqu’elle scrute attentivement chaque curriculum vitae pour y déceler ceux qui, parmi les rares, sont prêts à relever le défi du Nord, elle est plus attentive à la personnalité qu’à l’expérience. « Mon travail revient finalement à évaluer lequel de ces candidats pourrait rester ici, et même aimer vivre ici », explique-t-elle.

Dans la plupart des cas, elle cherche des gens extravertis et sociaux. Les hivers dans le Nord sont longs et peuvent amener les gens à se replier sur eux-mêmes, à « hiberner », comme elle le dit. Elle estime qu’il est important de rester actif et de s’engager dans la collectivité : « Je ne dis pas qu’il faut faire de la raquette ou aller à la pêche sur glace tous les jours, mais il ne faut pas non plus rester vautré sur son divan, enveloppé dans une couverture, sous prétexte qu’il fait froid dehors ».

En un mot, selon Mme Lee, il faut avoir « le sens de l’aventure ».

À Whitehorse, au Yukon, Mme Bartlette va dans le même sens. Elle dit que les gens qui sont actifs adorent le Nord. Pour sa part, elle apprécie le fait que « la ville offre des installations sportives, et des activités artistiques et culturelles – c’est une collectivité très effervescente – mais il suffit de conduire 15 minutes pour se retrouver dans un endroit complètement désert ».

Évidemment, ce n’est pas pour tout le monde, et Mme Bartlette met en garde ceux pour qui s’amuser correspond à flâner dans un centre commercial : « Il n’y a pas de ça ici, alors ce n’est peut-être pas l’endroit qu’il vous faut ».

Il faut surtout être disposé à vivre toutes sortes d’expériences. Mme Bartlette et Mme Lee sont d’accord pour dire qu’il faut venir dans le Nord parce qu’on en a envie et parce qu’on cherche l’aventure. La région offre des expériences uniques et peut faire de votre visite l’aventure de votre vie – vous pourriez même avoir envie d’y rester.

Mme Lee a rencontré son mari à Yellowknife et attend un bébé, prévu au mois de mars. Quand je lui demande si elle compte rester ici pour élever ses enfants, elle répond : « On ne s’en va nulle part! »

Maria Church étudie en journalisme à l’Université Carleton.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites suivants :

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02-2012
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Vivre dans le Nord canadien : Mythes et réalités

Par Maria Church

La version anglaise de notre hymne national évoque « Le vrai Nord, fort et libre ». Surgissent alors des images de glaciers, de toundra, d’ours polaires. Mais la réalité de Yellowknife et de Whitehorse, les deux villes les plus peuplées des Territoires, demeure un mystère pour la plupart des Canadiens. On a tendance à croire que le Nord est plat, vide et froid.  Êtes-vous prêts à remettre les pendules à l’heure?

Premier mythe » Le coût de la vie y est élevé!
Commençons par le plus important : Le coût de la nourriture est terriblement cher dans le Nord?
C’est faux selon Deborah Bartlette, doyenne des arts appliqués, au Collège Yukon, à Whitehorse, Yukon. En fait, elle déclare que certains aliments sont moins chers là-bas que dans des villes comme Vancouver. C’est dans des régions plus reculées des Territoires que les produits alimentaires et d’autres marchandises sont nettement plus chers, à cause des frais de transport. Dans une grande ville comme Whitehorse, les prix sont rarement plus élevés qu’ailleurs au Canada. Mieux encore : pas de TPS dans le Nord, et une allocation pour les résidents du Nord, ce qui veut dire qu’en fin de compte, on y fait des économies.

Deuxième mythe » Des salaires plus élevés, oui, mais rien à faire avec son argent!
En m’entendant évoquer ce mythe, Gillian Lee, associée dans un cabinet de comptables à Yellowknife, Territoires du Nord-Ouest, n’éclate pas seulement de rire, mais elle s’écrie : « je suis certaine que mon mari vous contredirez sur ce sujet, car je n’ai certainement aucune difficulté à trouver des endroits où dépenser mon argent! »

Mme Lee raconte qu’il y a beaucoup de restaurants, de boutiques et de magasins à fréquenter à Yellowknife. Il y a également des groupes sociaux, ce qui facilite la planification d’activités en ville et la coordination d’activités sportives à l’extérieur de la ville, par exemple la randonnée, le camping et la raquette.

Troisième mythe » Il n’y a pas de vie sociale!
« Franchement, je l’avais déjà entendue celle-là! » lance Mme Lee, originaire de Terre-Neuve, qui est venue s’installer à Yellowknife tout de suite après ses études universitaires. « J’ai trouvé que c’était le contraire, surtout pour les jeunes. Les gens sont de passage à Yellowknife, et il y a beaucoup de jeunes professionnels. Quand je suis arrivée ici, j’ai rencontré des tas de jeunes gens et on organisait tout le temps des activités – que ce soit des dîners, des repas, ou des activités extérieures.

« Où que vous soyez, vous pouvez choisir de vous lier avec les gens, ou pas », souligne-t-elle.

Mme Bartlette dit la même chose à propos de Whitehorse : « La plus grande difficulté est de ne pas se surcharger d’activités sociales! » Elle raconte qu’il y a toutes sortes de clubs sportifs et sociaux, et qu’il est donc facile de rencontrer des gens qui ont les mêmes intérêts que vous. L’été nordique est unique, il fait jour jusqu’à une heure du matin. Vous pouvez donc finir votre journée de travail puis, si vous le voulez, consacrer des heures à la randonnée, des promenades en canot ou en bateau – ainsi, un mercredi soir après le travail devient l’équivalent de presque toute une fin de semaine de loisirs!

Quatrième mythe » La région est difficile d’accès!
De nos jours, le Nord canadien est beaucoup plus accessible qu’on ne le croit généralement. Mme Bartlette signale qu’il y quotidiennement beaucoup de vols en provenance de plusieurs villes canadiennes qui atterrissent à Whitehorse, la capitale du Yukon.

Il est également facile de se rendre à Yellowknife en avion et Mme Lee signale que le prix des billets a chuté au cours des dernières années, ce qu’elle explique par la concurrence à laquelle se livrent les compagnies aériennes. « La première fois que je suis venue ici, le vol vers Edmonton était certainement plus cher qu’il ne l’est maintenant », raconte-t-elle.

Elle souligne aussi qu’en ce moment, Yellowknife n’est accessible par la route que 10 mois par année, en fonction du gel et du dégel de la rivière Mackenzie. Cependant, une fois que la construction du pont Deh Cho sera terminée, en 2012, ce sera chose du passé et la ville sera accessible par la route 12 mois par année.

Cinquième mythe » Les conditions de vie ne sont pas confortables! »
Ce n’est pas très froid tout le temps. Mme Bartlette explique qu’il y a une différence marquée entre le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut. Il est donc difficile de parler d’un seul climat dans le Nord canadien. Elle ajoute que c’est comme comparer Vancouver et St-John’s, deux régions du Canada très contrastées.

Whitehorse est situé juste au nord de la frontière de la Colombie-Britannique. Son climat est relativement doux, malgré sa situation géographique. La ville est nichée dans une vallée et encerclée par la forêt boréale. Originaire du Manitoba, Mme Bartlette est sait de quoi elle parle quand elle affirme que « les hivers à Whitehorse sont moins rigoureux qu’à Winnipeg ».

Yellowknife est au nord-est de Whitehorse, sur les rives nord du Grand Lac des Esclaves, dans les Territoires du Nord-Ouest. Là, le climat est subarctique, mais la ville repose sur le Bouclier canadien, elle est donc au sud de la ceinture de verdure. Mme Lee, pour sa part, estime que « personne n’AIME des températures de moins cinquante – moi non plus d’ailleurs – mais à mon avis, nos étés lumineux viennent compenser la rigueur du climat hivernal ».

Et les insectes ? « Bien sûr, les moustiques peuvent être pénibles quand vous sortez de la ville, mais une fois que vous avez trouvé l’antimoustique qui fonctionne, vous aurez pratiquement réglé la question! » s’exclame-t-elle.

Sixième mythe »  On est coupé de la civilisation!
Maintenant, venons-en au vrai problème : est-ce que les habitants du Nord ne se sentent pas coupés du reste du monde?

« Je trouve parfois frustrant qu’un vendeur en ligne refuse de me livrer la marchandise à Yellowknife. Sinon, je n’ai pas du tout l’impression d’être coupée du reste du monde », affirme Mme Lee. Elle ajoute que les petites collectivités rurales peuvent se sentir isolées sur les Territoires, mais que la population urbaine, qui est relativement jeune, a beaucoup d’activités sociales. Mme Bartlette éprouve la même chose par rapport à Whitehorse. Elle dit qu’il y a plein de boutiques, de galeries d’art et d’activités culturelles, par exemple des pièces de théâtre, des concerts de jazz ou de musique classique, et qu’il y a un fabuleux centre d’arts.

Si les arts ne sont pas votre truc, Mme Bartlette signale qu’il y a des tas d’occasions de pratiquer des activités sportives, comme la raquette, le canot, le kayak, le bateau à moteur, la chasse et la pêche, pour n’en nommer que quelques-uns. Mme Bartlette et Mme Lee sont du même avis : avec toutes ces activités sociales, difficile de se sentir loin de la civilisation.

La réalité
Le Nord canadien est reconnu comme l’une des économies enregistrant l’un des plus forts taux de croissance au Canada, ce qui stimule la construction d’infrastructures, attire des investissements et, plus important encore, des emplois.

Auparavant, il était notoire que les jeunes quittaient Yellowknife et Whitehorse pour aller travailler dans des villes canadiennes plus au sud. C’est complètement différent aujourd’hui. De plus en plus de jeunes professionnels décident de rentrer chez eux et de faire carrière dans leurs villes natales.

Et dans des villes en pleine croissance, « vous avez toutes sortes de possibilités d’emploi; vous pouvez trouver un emploi intéressant et bien rémunéré, en plus d’avoir un style de vie assez extraordinaire », explique Mme Bartlette. Mystère résolu. Vous voulez déjà partir? Rendez-vous là-bas.

Maria Church est étudiante en journalisme à l’Université Carleton.

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter les sites suivants :
www.magazineoptionscarrieres.com, www.MacKay.ca, www.yukoncollege.yk.ca

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02-2012
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Sortez de votre zone de confort : Emplois d’été et placements coop dans le Nord

Par Erin Jackson

Lorsque Kevin Robbie a accepté un placement coop de trois mois pendant l’été à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, il s’attendait à trouver des températures fraîches et une ville semblable à celle où il est né, Georgetown, en Ontario. Il n’aurait jamais imaginé nager dans les eaux glacées du Grand lac des Esclaves, rentrer chez lui à pied à 23 h sous un soleil de plomb, ni contempler des aurores boréales.

Robbie, un étudiant en technologie aéronautique au Collège Seneca, a fait son stage obligatoire chez Arctic Sunwest Charters, une compagnie d’aviation. Il y voyait l’occasion de voyager et d’essayer quelque chose de nouveau.

Avec son seul et unique Tim Hortons, son cinéma et aucune autre ville à des milliers à la ronde, Yellowknife est loin de ressembler à Georgetown mais, selon Robbie, c’est la destination parfaite pour ceux qui ont le sens de l’aventure. « Je le recommande à tous ceux qui veulent avoir de nouvelles expériences et sortir de leur zone de confort – mais ne pensez même pas à un dîner dans un restaurant cinq étoiles ou à vous rendre quelque part en moins d’une heure », précise-t-il.

Pendant son placement dans le Nord, Robbie a non seulement gagné une expérience de travail, mais il a aussi découvert la variété de la faune et de la flore de la région, il s’est fait des amis et a fait partie d’une équipe de baseball. Il dit qu’il y a toujours quelque chose à faire, tant et aussi longtemps qu’on a l’esprit ouvert, et qu’on désire explorer et sortir des sentiers battus.

« Je crois que c’est une expérience formidable pour n’importe qui, même pour les gens qui ont peur, s’exclame Robbie. Dans l’ensemble, j’ai adoré mon séjour dans le Nord. J’y retournerais n’importe quand. »

L’expérience aura peut-être été un tremplin pour Robbie, car il a la possibilité de retourner là-bas après ses études pour devenir pilote. Quoi qu’il en soit, il estime être maintenant mieux préparé à prendre des décisions quant à son avenir.

Dane Pearce-Meijerink, un camarade de Robbie au Collège Seneca, a profité de son placement coop pour travailler chez Northwestern Air Lease Limited, à Fort Smith, dans les Territoires du Nord-Ouest. Il est également très enthousiaste par rapport à ce qu’il a vécu. « Quiconque désirant un jour travailler dans le Nord devrait tenter l’expérience. »

Pearce-Meijerink estime que les trois mois et demi qu’aura duré son stage ont passé vite et lui ont permis de créer des contacts, d’apprendre des techniques de pilotage de brousse et de voyager. Cet étudiant de vingt ans ne s’est pas ennuyé un seul instant, car il y avait beaucoup de travail à faire – il a même perdu 20 livres tant sa vie était active et son emploi du temps bien rempli.

Il a trouvé que ça le changeait agréablement de son rythme de vie étudiant. « Posez votre candidature seulement si vous êtes prêt à travailler d’arrache-pied », affirme-t-il.

Pour Malcolm Gomes, qui a également décidé de faire son stage coop dans les Territoires du Nord-Ouest, le but était de connaître autre chose que l’école de pilotage.

Gomes a eu son premier aperçu du travail de pilote de brousse dans l’Arctique en regardant la populaire série télévisée « Pilote des glaces », alors qu’il était en première année au Collège Seneca. Après avoir vu des pilotes atterrir sur un lac gelé grâce à des techniques de pilotage extrêmes, il a eu envie de vivre une expérience hors des sentiers battus et s’est mis à faire des recherches sur les compagnies d’aviation dans le Nord.

Il y a bien eu le choc culturel en arrivant, mais Gomes, qui en est à sa troisième année d’études, s’est habitué à la vie à Yellowknife, au point où il songe même à retourner dans le Nord une fois son diplôme en poche. « Pour l’instant, je pense y retourner, s’exclame-t-il. Peut-être au Yukon. » Gomes ne sait pas s’il est prêt ou pas à affronter les rigueurs de l’hiver, mais il dit qu’il se rappellera toujours de cette expérience. « Dans quarante ou cinquante ans, j’en parlerai à mes petits-enfants », dit-il.

Lynne McMullen, présidente de l’École d’aviation et de technologie du Collège Seneca dit que les étudiants qui ont l’occasion de travailler dans des compagnies nordiques peuvent explorer le monde loin de chez eux, élargir leurs horizons et jeter les bases de leur avenir.

Mme McMullen estime que les placements d’été sont un atout pour n’importe quel étudiant et que l’expérience acquise dans le Nord attire l’attention d’employeurs éventuels. « À leur place, j’aimerais mieux embaucher quelqu’un qui a de l’expérience et qui connaît la réalité du travail », explique-t-elle. Elle conseille aux étudiants inscrits au programme d’essayer tout ce qui les intéresse. Il faut surtout garder une ouverture d’esprit et acquérir le plus de compétences possible. « L’expérience, aussi infime soit-elle, est ce qui vous structure sur le plan professionnel », ajoute-t-elle.

Selon Mme McMullen, les placements donnent aux étudiants l’occasion de s’épanouir et d’acquérir une expérience pratique, mais c’est aussi une lumière au bout du tunnel après plusieurs années sur les bancs d’école. Quant aux étudiants qui décident de s’aventurer dans le Nord, les sons de cloche ont toujours été bons », dit-elle.

Évidemment, ce ne sont pas tous les programmes qui offrent des placements coop ou des stages aux étudiants, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il faut renoncer à travailler dans le Nord. Emily Pope, étudiante en troisième année de psychologie à l’Université d’Ottawa, a passé l’été à travailler à temps plein comme secouriste à Cambridge Bay, au Nunavut. Elle raconte que c’était la première fois qu’elle voyageait toute seule et qu’elle quittait le nid familial. Elle a posé sa candidature en ligne, sur le site du programme Jeunesse Canada au travail. Elle voulait vivre quelque chose sortant de l’ordinaire.

Alors qu’à travers le hublot apparaissait le petit aéroport où l’avion s’apprêtait à atterrir, Pope s’est soudainement demandé : « Dans quel pétrin me suis-je mise? » Mais ses doutes se sont vite dissipés quand elle s’est immergée dans la culture locale, a assisté à des spectacles de chants de gorge et de danse au son du tambour, et qu’elle a pris le temps d’aller voir les œuvres d’artistes locaux. La jeune femme de 20 ans dit qu’elle a pu échanger avec des amis de longue date et de nouveaux amis sur Facebook, et leur faire un compte rendu vivant des célébrations entourant la venue de baleines dans la baie.

Pope, qui avoue ne pas aimer particulièrement la nature, dit qu’un séjour dans le Nord est une aventure extraordinaire : « Si vous désirez sortir des sentiers battus, c’est l’endroit où aller! » Non seulement son travail de secouriste lui a-t-il vraiment plu, au point où elle compte y retourner l’été prochain, mais elle a aussi trouvé le temps de travailler dans un foyer d’accueil et d’apprendre à tricoter. Elle a également goûter à des mets typiques du Nord – le petit lard de poisson (pas son met préféré), mais également des burgers de bœuf musqué et de la viande de caribou.

Outre le choc des cultures, Pope conseille aux intéressés d’apporter certains produits alimentaires, ce qui leur permettra d’économiser plus tard – et de ne pas oublier de mettre le beurre d’arachides dans la valise, et non dans le bagage à main. Une leçon qu’elle a apprise à la dure.

Erin Jackson est étudiante en journalisme à l’Université Carleton. Elle participe actuellement à un voyage d’échange aux Pays-Bas.

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01-2012
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L’emprise du Nord sur votre imaginaire

Le Nord canadien. Il nous fascine. Il fait partie de nous. Peter Gzowski, personnalité de la radio connue à l’échelle nationale, a un jour décrit le Nord comme l’âme du Canada.

L’idée du Nord imprègne la culture canadienne. Dans la version anglaise de notre hymne national, notre pays est décrit comme « le vrai Nord, fort et libre ». Le gouvernement fédéral dépense temps et argent pour protéger notre souveraineté dans l’Arctique. L’ours blanc est frappé sur nos pièces de deux dollars. C’est un idéal romantique chanté dans les arts, la poésie et la chanson. Pourtant, la plupart d’entre nous n’y ont jamais mis les pieds, même pour un court séjour. La plupart d’entre nous viennent du Sud. Nous sommes des citadins pour qui l’expérience du Nord prend la forme d’un chalet perché sur le Bouclier canadien. Mais le Nord a un ascendant sur notre imaginaire collectif. C’est notre dernière frontière. Le dernier lieu où les esprits aventureux peuvent aller pour se réinventer. Pour cette raison, et bien d’autres, il nous est précieux. Même si nous n’y allons qu’en pensée.

Dans ce numéro d’Options Carrières, nous explorons notre relation au Nord, et nous examinons les occasions qui s’offrent à ceux qui ont envie de tenter la vie boréale. Nous examinons le secteur des ressources naturelles, qui contribue sensiblement à l’économie du Nord. Nous traitons des répercussions de technologies de communication novatrices sur les soins de santé et la qualité de vie dans le Nord. Les ressources naturelles et la technologie ont toujours été une source de création d’emploi dans le Grand Nord blanc, mais de nouveaux secteurs apportent aussi énergie et enthousiasme à la région. Les arts offrent de nouvelles possibilités à ceux qui habitent ces vastes territoires, et à ceux qui pourraient vouloir s’y rendre. L’économie du Nord est de plus en plus diversifiée, et les jeunes vont avoir davantage les moyens de rester dans leur collectivité natale, près de leur famille et de leurs amis. Les récits sur le Nord n’en seront que plus vibrants et irrésistibles.

Tandis que vous parcourez ce magazine, je vous invite à vous imaginer dans le Nord. La plupart d’entre vous sont probablement nés en ville, et y ont grandi. Mais pour ceux d’entre vous qui arriveront à se frayer un chemin dans l’arrière-pays, sachez que vous y découvrirez des satisfactions qui valent bien le voyage.

Paul D. Smith est le directeur exécutif de l’Association canadienne des spécialistes en emploi et des employeurs, et le Rédacteur en Chef d’Options Carrières. Êcrivez à Paul à pauls@cacee.com

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01-2012
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Riche en ressources − et en possibilités

Par Hilary Thomson

Les Canadiens habitant le sud du pays pensent peut-être que le Nord est un désert de glaces dans lequel errent des ours polaires. En fait, en plus de la glace, de la neige et de gros mammifères blancs, la région regorge de richesses. Le nord de nos provinces et les territoires sont en effet riches de possibilités pour les jeunes gens – aussi riches que le Canada l’est en ressources naturelles.

Dans le secteur des ressources naturelles, les trois principales industries du Canada sont la forêt, les mines, et le pétrole et le gaz. Or, chacun d’entre eux connaît une pénurie de main-d’œuvre, car les travailleurs prennent de l’âge et seront bientôt à la retraite. Les jeunes ont là une occasion unique de partir vers le Nord et de s’y tailler une place.

L’industrie minière a beaucoup à offrir, selon Melanie Sturk, directrice, Attraction, rétention et transition, Conseil des ressources humaines de l’industrie minière (RHiM). « Il y a une foule de possibilités pour ceux qui aiment l’aventure, prendre des décisions rapides, résoudre des problèmes et travailler en équipe », précise-t-elle.

Selon le site Web de l’Association minière du Canada, il y a des mines dans 12 des 13 provinces et territoires. En 2009, l’industrie a rapporté 36 milliards de dollars à notre produit national brut et employé 306 000 travailleurs.

D’après les résultats de recherches sur le marché du travail, le RHiM prévoit que l’industrie minière dans son ensemble devra engager environ 100 000 nouveaux travailleurs au cours des 10 prochaines années, explique Ms. Sturk.

Mieux encore, des emplois seront disponibles dans tous les domaines et à tous les niveaux de compétences, et pas seulement des postes spécialisés. Il y a plus de 120 types d’emplois disponibles dans ce secteur, allant du simple manœuvre au géologue et à l’ingénieur, en passant par le technicien. Ms. Sturk souligne que ce sont les territoires du nord qui devraient enregistrer la plus forte croissance. De nombreux projets d’exploration sont en cours dans le Nord canadien, et on espère qu’ils déboucheront sur des initiatives lucratives et l’exploitation de mines.

Dans les régions éloignées, la main-d’œuvre travaille souvent selon la formule « aussitôt atterri, aussitôt décollé », dans la mesure où les employés prennent un vol à destination des mines, y restent trois à quatre semaines, puis reviennent chez eux et profitent d’un long congé. Quand ils sont sur le terrain, les employés sont logés et nourris et ont accès à des installations récréatives.

« Ce sont des emplois très lucratifs, explique Ms. Sturk. C’est formidable pour les jeunes, car ils peuvent aller travailler dans une région éloignée, faire beaucoup d’argent, puis revenir en ville avec leur chèque de paye en poche. »

Pour ceux qui hésitent entre faire des études postsecondaires ou suivre la formation nécessaire pour décrocher un emploi dans le secteur minier, Ms. Sturk estime que cela dépend du poste visé. « Il existe beaucoup de programmes d’études au Canada qui offrent ce dont les gens ont besoin pour travailler dans l’industrie minière », ajoute-t-elle.

Le Collège Yukon est un établissement postsecondaire qui répond à l’explosion du secteur minier dans les territoires. À l’École des mines et de technologie, le Collège offre deux programmes de formation des apprentis préalables à l’emploi qui visent à offrir aux étudiants les compétences de base dont ils auront besoin pour faire des métiers spécialisés, explique Shelagh Rowles, doyenne du Département des sciences appliquées et de la gestion. Le Collège est également en train d’élaborer un programme géotechnique débouchant sur un diplôme, qui devrait être disponible dès septembre 2012.

Bon nombre des étudiants du Collège Yukon viennent des territoires, mais l’établissement accueille aussi des étudiants venant de partout au Canada. « Pour les gens du Yukon, et pour le reste des Canadiens, c’est une bonne occasion de faire des études là où tout se passe », signale Ms. Rowles.

Mais dans le Nord, les occasions ne se limitent pas aux territoires. L’industrie du pétrole et du gaz est très active dans des régions reculées du nord de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan.

Comme l’industrie minière, la demande de main-d’œuvre est forte dans le secteur pétrolier et gazier, et cela va aller en augmentant étant donné qu’environ 30 p. 100 des effectifs vont prendre leur retraite au cours des dix prochaines années. D’ici 2020, l’industrie devra embaucher l’équivalent d’une petite ville – entre 39 000 et 130 000 personnes, souligne Cheryl Knight, PDG du Conseil canadien des ressources humaines de l’industrie du pétrole.

Ms. Knight précise que l’industrie gazière et pétrolière est une industrie de terrain dans la mesure où 80 p. 100 des emplois sont situés dans des régions rurales reculées. La majorité des postes de soutien aux activités et à l’exploitation, et des postes de professionnels sont situés au siège social (dans des villes comme Calgary), mais la plupart des opérateurs, des ouvriers et des travailleurs spécialisés sont sur le terrain.

Pour faire carrière dans l’industrie pétrolière et gazière, il est crucial d’avoir des compétences en mathématiques, en sciences et en informatique, précise Ms. Knight, car pour accomplir de nombreuses tâches, il faut savoir se servir d’outils particuliers, de produits chimiques et d’équipement.

L’industrie pétrolière et gazière n’est peut-être pas pour tout le monde, car il faut travailler de longues heures et vivre dans des régions reculées, admet Ms. Knight. D’un autre côté, elle offre une variété d’avenues professionnelles et des occasions de voyager, d’apprendre et de se perfectionner. « C’est une industrie très stimulante, qui cultive une attitude gagnante, ajoute-t-elle. Elle est faite de gens qui ne se contentent jamais d’une réponse négative et qui sont habitués à régler des problèmes. »

Outre les principales industries dans le secteur des ressources naturelles, il y a d’autres secteurs dans le Nord – les jeunes chercheurs d’emplois trouveront là matière à se dépasser.

« Le bassin de population étant plus petit, on est exposé à beaucoup plus de sujets sur le plan professionnel, explique Erin Light, une spécialiste en système d’information sur l’eau au gouvernement du Yukon. On a davantage de possibilités de développer des compétences. »

Le travail de Ms. Light consiste à offrir des services de soutien en gestion des données et en information à trois différentes sections de la Direction générale des ressources hydrauliques : hydrologie (l’étude de l’eau et de ses cycles), la qualité de l’eau et l’inspection des eaux. Elle contribue à s’assurer que les données enregistrées correspondent à des normes scientifiques. Elle s’occupe également de gérer un site Web offrant au public de l’information sur l’utilisation, la gestion et la surveillance des eaux du Yukon (yukonwater.ca).

Originaire de Waterloo, en Ontario, Ms. Light habite au Yukon avec son mari depuis quelques mois à peine. Après avoir décroché un diplôme de maîtrise à Churchill, au Manitoba, elle est tombée amoureuse du Nord. Une fois ses études terminées, elle a décidé, avec son mari, de chercher un emploi dans les territoires et d’y faire leur vie.

Ms. Light explique qu’il y a beaucoup d’emplois liés à l’eau au Yukon et que les personnes travaillant dans ce secteur viennent d’horizons variés, y compris technique et professionnel. Au nombre des emplois dans ce secteur, signalons par exemple inspecteur des eaux, technicien en qualité de l’eau et technicien en hydrologie. On peut trouver des emplois dans le secteur privé (Ms. Light précise qu’il y a plusieurs grands cabinets de consultation environnementale à Whitehorse seulement), mais aussi au gouvernement, que ce soit un gouvernement territorial ou le fédéral.

Ms. Light poursuit en disant qu’il y a environ trois ans, il y a eu une poussée pour comprendre de quelle manière les ressources hydrauliques du Yukon se métamorphosaient, ce qui a débouché sur la création d’emplois en recherche hydrologique. Elle admet que le fait d’avoir une maîtrise en hydrologie isotopique l’a aidée à se faire remarquer, mais le simple fait d’avoir un diplôme comprenant des cours en technique de terrain, ou un diplôme en géographie, en géologie, en sciences terrestres ou environnementales suffit pour décrocher l’un des ces postes.

Il n’est pas évident de faire un choix de carrière – et il est clair que le Nord canadien regorge de possibilités pour les jeunes désirant se spécialiser dans le secteur des ressources naturelles. En plus d’être une région de notre pays unique et pittoresque, le Nord est riche en ressources naturelles. Ces dernières permettent de créer une foule d’emplois, contribuent à stimuler notre économie et à faire du Canada la nation qu’il est.

Hilary Thomson est une étudiante en journalisme de l’Université Carleton.

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